Raconte-moi la fin de l’histoire

14 novembre 2016

Trouver sa place

 

Il ne faut pas être doté d’une intuition hors norme ou d’une folle  imagination pour deviner quelle sera la fin de l’histoire humaine. De même que chacun devra disparaître, l’humanité disparaîtra. La seule vraie surprise réside dans le quand et le comment :

  • Est-ce NOUS qui causerons notre perte ?
  • Ou la NATURE finira-t-elle par nous chasser de son règne, lassée de nous voir enfreindre ses lois, bousculer son ordre et contrefaire au déroulement de son plan silencieux ? — pour peu (bien entendu) que nos agissements velléitaires ne soient pas, en réalité, l’une des composantes de ce « plan », qui engloberait donc aussi notre propre activité, ravageuse et créatrice.
  • Ou la mort de notre PLANÈTE nous précipitera-t-elle avec elle au bord du précipice final, là où fond toute vie et où se perdent tous les échos ?

La TERRE possède sa propre histoire, à laquelle nous avons choisi de ne pas appartenir, même si nous ne pouvons nous y soustraire absolument. Au fond, nous ne faisons qu’écrire la nôtre par-dessus, un peu comme un enfant qui aime tellement le livre d’un autre qu’il décide de se l’approprier, et écrit son nom sur la page de garde, ayant pris grand soin de rayer avant le nom de son (ancien) propriétaire. Nous nous sommes décollés de la vie de notre planète, mais nous n’avons pas le pouvoir d’effacer purement cette réalité sous-jacente pour lui y substituer la nôtre. La terre n’a pas besoin de nous pour persister et poursuivre son histoire — mais nous, nous avons besoin d’elle. Elle est notre corps augmenté, j’entends le lieu absolu d’éclosion, de fonctionnement et de subsistance de nos précieuses structures organiques. Aussi, lorsque nous nous préoccupons du « sort » de notre belle bille bleue et prétendons vouloir LA sauver ELLE (et de NOUS, qui plus et !), c’est en fait notre propre survie et notre subsistance sur terre que nous visons. Sans elle, pas de nous.

Et malgré tout, nous la traitons comme une brave petite servante et la décrétons NÔTRE et à notre botte, nous nous l’approprions, la morcelons, la portionnons et nous la partageons, tel un bien dont on aurait droit de disposer à notre gré — MAIS AU NOM DE QUOI ?!  

- D’un décret divin capté au sommet d’une montagne ?  

- De l’exception humaine ?

Sa faiblesse originelle ? Son inadaptation à son milieu ?

Sa supériorité intellectuelle ? Sa raison ? Sa conscience ? 

- De la science ? Du progrès ? De l’évolution ? 

- De notre insatiable volonté ? Notre faim sanguinaire ? Du pouvoir du plus grand nombre ? Des armes ? De la guerre ?

- De nos difficultés de cohabitation ? De l’inégalité de nos chances selon qu’on soit né sous telle latitude, en tel lieu ou sous tel climat ?…

On peut invoquer tant de “raisons“ de faire main-mise sur notre territoire et d’inscrire « PAS TOUCHE. CECI EST À MOI » sur les terres sauvages de la vie. Mais, avec un peu de recul, c’est tellement étonnant de voir ce que nous avons fait de la vierge et luxuriante contrée sur laquelle nous sommes apparus, et comme rien dans cet édifice sédentaire que nous avons peu à peu construit n’allait de soi !… Ni les routes qui traversent et coupent les territoires, ni les ponts qui enjambent les flots ou les cultures qui les assèchent, ni les véhicules qui nient les distances, ni les cités qui étouffent les voix du monde végétal, minéral, animal, céleste, ni les ondes qui amplifient notre voix minuscule, ni les habitations qui délimitent le sol, ni l’argent qui monnaie le partage de ces biens que nous avons ravis.

Un jour, c’est la tempête qui vient nous rappeler que nous sommes des usurpateurs et que ce vaste empire que nous avons bâti, c’est du vent !… Un autre, c’est l’océan qui nous avale et nous renverse, la lave d’un volcan, le fracas de la terre, une étoile jaillie du cosmos; c’est le souffle noir des montagnes qui obscurcit notre atmosphère, l’embrasement du ciel, le bouillonnement du soleil, son implosion; ce sont la famine, une épidémie endémique, une invasion de sauterelles… Au fond, les périls sont si innombrables que nous n’aurions pas même besoin de nous entretuer pour périr par milliers ! Nous n’aurions qu’à laisser faire les éléments et attendre paisiblement que s’abatte sur nos fronts le baiser des fléaux et des calamités, qui viennent à nos chevets nous narrer prématurément la fin d’une histoire qui, de toute façon, DOIT finir. 

Il est possible que notre fin soit déjà prédite quelque part, mais quelle importance ? Avez-vous envie de savoir où vous attendra VOTRE mort et comment elle vous harponnera ? Je pense que l’histoire s’écrit jour après jour, dans un mélange fluctuant de liberté, de déterminisme et de contingence, et que chacun peut décider d’en infléchir le cours. On dit que l’Enfer est pavé de bonnes intentions; je veux croire que tout homme a le pouvoir d’influer positivement sur sa destinée et celles de tous ceux croisés, enlacés et noués à son sort. Qui a le cœur pur ne provoquera jamais de mal aussi grand qu’il ne puisse être réparé. Il est temps de réaliser que l’histoire a commencé et que c’est à nous de l’écrire, MAINTENANT, pas pour la postérité qui n’existe pas, mais pour profiter aujourd’hui de l’instant présent qui est la seule chose qui existe au monde et existera jamais. Jetez-y vous à corps perdu et usez sans retenue et sans avarice tout l’amour dont vous êtes paré. Ce moment s’oubliera, bien-sûr comme tous les autres, mais le vivre intensément dans la joie, le don, la générosité, l’amour — rien en ce monde ne vous permet d’exister aussi fort !

Ta vie t’appartient, elle a commencé, elle t’appelle, ne la laisse pas de distancer, attrape-la et vis-la, à pleins poumons, à pleines dents, à gorge déployée, à pleine voix, à tue-tête, hors d’haleine, les mains, les yeux, le cœur immensément ouverts, avec tous tes sens en éveil, à grandes enjambées, la tête dans les étoiles et les pieds sur des ressorts !!! Vis, vole, arrache-toi à la pesanteur, ouvre les bras, lâche le bouton pause et appuie sur START !

C’est partiiiii !!!!!!

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À propos de monarbreinterieur

Coach vocal et consultante en développement personnel, Virginie Berthelot Hulo a créé en 2011 Mon Arbre Intérieur (www.mai-coaching.com), structure de formation et de coaching en bien-être où elle officie depuis lors. Avec Dominique Hulo, son comparse et époux, elle forme le groupe protéiforme Aëlonwye, qui passe de la musique méditative au pop-rock et du jazz aux comptines pour enfants. Outre leur collaboration artistique, ils complètent leurs activités pédagogiques, Dominique Hulo étant également professeur de guitare, de composition et d'arrangement au sein de Guitarespace.

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